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Le secrétaire à la Santé de Tolima demande d’interdire la poudre à canon dans le département

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Le secrétaire à la Santé de Tolima, Jorge Bolívar, a annoncé dans l’après-midi du 3 décembre qu’il transmettrait une proposition au gouverneur du département interdire l’utilisation de la poudre à canon pendant la saison de Noël. L’annonce a été faite au milieu d’une réunion du Conseil ministériel de gestion des risques.

La principale raison de la proposition du fonctionnaire a à voir avec l’absence de pavillon des brûlés sur le territoire du département et l’état d’alerte jaune dans lequel le réseau hospitalier se trouve actuellement en raison du covid-19.

Une inquiétude qui grandit, a rapporté RCN Radio, en tenant compte du fait que l’année dernière Tolima s’est classée troisième parmi les départements les plus brûlés du pays en décembre avec un total de 81 victimes et un décédé, le seul pour cette cause dans le pays ce Noël.

«Aujourd’hui, nous allons proposer dans un conseil de gestion des risques d’interdire la vente de poudre à canon dans le département, car il est prouvé que les protocoles ne sont pas respectés et nous ne pouvons pas continuer à permettre à quelques-uns de vendre de la poudre à canon pour mettre la vie d’autrui et même d’enfants en danger », a expliqué Bolívar à Alert Tolima.

Mais le fonctionnaire n’est pas le seul à avoir pensé proposer la mesure. En réalité, la municipalité Tolima de Rovira a déjà interdit la vente et l’utilisation de poudre à canon par le décret 117, publié par le bureau du maire Diego Guerra.

Le maire a expliqué à la station que “surtout nous appelons les parents à être responsables et conscients de la manipulation de la poudre à canon à ce moment », ajoutant que le seul spectacle de ce type qui sera vu dans la ville sera contrôlé par les autorités municipales et aura lieu une fois que les protocoles de biosécurité auront été définis.

Pour sa part, la radio Caracol a rapporté que le secrétaire du gouvernement d’Ibagué, Carlos Portela, avait déjà parlé de l’adoption de mesures pour réglementer la vente de poudre à canon dans la capitale Tolima, y compris l’interdiction de stocker des éléments pyrotechniques à l’intérieur des espaces domestiques.

En complément de ce qui précède, on sait que la police d’Ibaguereña Il aura au moins 2000 agents en charge de garantir la sécurité des habitants de la ville pendant la période de la fin de l’année. Pendant ce temps, les autorités continuent d’étudier les autres mesures à mettre en place pour contrôler l’utilisation de la poudre à canon.

Il convient de rappeler que l’année dernière 30 des 47 communes du département ont interdit la commercialisation et l’utilisation de feux d’artifice, auquel s’ajoute la saisie d’au moins une tonne de matière. Il faut donc s’attendre à ce que les institutions municipales et départementales redoublent d’efforts en décembre, sinon elles veulent se rapprocher de l’équilibre du passé.

De cette façon, Tolima suit les traces de Cundinamarca et Bogotá, qui ont déjà interdit l’utilisation de la poudre à canon jusqu’à la deuxième semaine de janvier 2021, une action pour laquelle 700 opérations d’inspection seront menées dans différents établissements commerciaux et un suivi minutieux des personnes qui arrivent brûlées dans les différentes entités sanitaires du territoire.

À cet égard, la Fédération nationale de la pyrotechnie (Fenalpi), a fait savoir à El Nuevo Siglo qu’elle s’associe à ce type de mesures, sauf que les experts ne devraient pas se voir interdire de l’utiliser, sous réserve que jusqu’à présent aucun gouverneur ne s’est approché.

Les décisions sont prises au milieu de un décembre où le pays enregistre déjà 16 brûlures, selon les chiffres de l’Institut national de la santé. Huit d’entre eux à Antioquia, deux à Valle del Cauca, deux à Córdoba et un dans les départements de Boyacá, Risaralda, Cauca et Sucre.

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