MADRID, 21 ANS (EUROPA PRESS)

Le gouvernement russe a annoncé ce samedi qu’il interdisait à 25 hauts responsables britanniques d’entrer dans le pays en représailles aux sanctions imposées par Londres au milieu de l’année par le biais de la soi-disant loi Magnitski, qui impose des sanctions contre de hauts responsables du gouvernement pour allégations d’abus contre les droits de l’homme.

<< En réponse aux actions hostiles des autorités britanniques, ainsi que sur la base du principe de réciprocité, la Russie a pris la décision d'imposer des sanctions personnelles à 25 représentants du Royaume-Uni à qui il est interdit d'entrer sur le territoire de la Fédération. de la Russie », a déclaré la porte-parole russe des Affaires étrangères, Maria Zajarova, sans identifier les personnes touchées.

Le 6 juillet, le Royaume-Uni a publié une liste de 49 personnes et entités faisant l’objet de sanctions pour leur implication présumée dans des violations des droits de l’homme. Il leur a été interdit à tous d’entrer dans le pays et leurs avoirs ont été gelés sur le territoire britannique.

La loi tire son nom de l’avocat russe Sergueï Magnitski, arrêté pour fraude en Russie après avoir accusé un groupe de responsables russes de s’approprier près de 200 millions d’euros de fonds publics. Magnitski est décédé en prison en 2009 dans des circonstances suspectes. L’ONG russe de défense des droits de l’homme, le groupe Moscou-Helsinki, estime que l’avocat est mort après avoir été torturé par des agents du ministère russe de l’Intérieur.

La liste britannique comprenait 25 Russes que Londres blâmait pour «la torture et la mort» de l’avocat russe; 20 Saoudiens soupçonnés du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi; deux généraux birmans, pour la persécution de la communauté Rohingya; et deux organisations nord-coréennes accusées de torture, meurtre et exploitation de prisonniers.

Le diplomate a décrit les sanctions de Londres comme “une tentative d’ingérence dans les affaires intérieures d’un autre État, ainsi que d’exercer une pression sur le système judiciaire russe”. “Nous appelons une fois de plus les dirigeants du Royaume-Uni à abandonner une ligne de confrontation totalement infondée contre notre pays”, a-t-il ajouté dans le communiqué, recueilli par l’agence de presse officielle russe Spoutnik.