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Coronavirus : 2,2 millions d’Espagnols ont été infectés depuis que le Premier ministre a proclamé que “nous avons vaincu le virus”

COVID-19 :

Le 10 juin, Pedro Sánchez a proclamé avec euphorie au Congrès: “Nous avons vaincu le virus”. Ce jour-là, les infections reconnues par le ministère de la Santé étaient de 242 280. Selon le dernier bilan, ce vendredi, il y en a déjà 2 499 560. Soit 2 257 280 de plus (selon les données officielles).

La pandémie c’est encore totalement hors de contrôle. Le ministère de la Santé a notifié 42885 nouveaux cas de coronavirus. Parmi eux, 18 187 diagnostiqués en un jour.

En revanche, l’incidence moyenne des cas, indicateur du risque de contagion, continue d’augmenter, s’établissant à 828 cas pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours, un record depuis le début de la pandémie. De plus, ce vendredi, 400 décès supplémentaires ont été signalés, dont 1 411 ont été enregistrés la semaine dernière. Cela porte le bilan mondial des décès dus au coronavirus en Espagne à 55441 personnes, selon la version officielle du gouvernement, qui sous-estime l’ampleur réelle de la pandémie.

En outre, selon les dernières données fournies, 27 462 patients sont admis pour Covid-19 dans toute l’Espagne et 3 908 dans une unité de soins intensifs. Au cours de la dernière semaine, 7 174 personnes ont été admises dans un hôpital à cause du virus et 538 dans une unité de soins intensifs. Le taux d’occupation des lits occupés par le coronavirus s’élève à 21,63% et dans les USI à 37,61%.

Inaction du gouvernement

Malgré la situation préoccupante, le gouvernement refuse de prendre d’autres mesures. Le ministre Salvador Illa a rejeté mercredi la demande des communautés autonomes, dont plusieurs gouvernées par le PSOE, de faire avancer le couvre-feu. Selon le responsable de la lutte contre le virus, les mesures actuelles sont suffisantes et il suffit de “temps” pour voir ses effets.

De son côté, le directeur du Centre d’alertes et urgences sanitaires, Fernando Simón, a également assuré ce vendredi, à peine quelques minutes après avoir confirmé que l’Espagne est dans un record de cas, que «nous sommes dans une phase d’inflexion qui pourrait marquer un changement tendance”. Simón a souligné que, bien que l’incidence du virus continue d’augmenter, il l’a fait à un rythme plus lent ces derniers jours, et a également souligné que le taux de positivité “s’était stabilisé”. Des prévisions qui se heurtent à la réalité des cas, qui ne cesse d’augmenter.

Dans cette dérive, le gouvernement refuse d’agir. Selon Sánchez, l’Espagne a un état d’alarme qui fonctionne et sait plier la courbe du coronavirus, “Avec les mêmes outils” que dans la deuxième vague et avec «une énergie renouvelée».

Cela a été assuré par le socialiste ce vendredi, de Saragosse, où il a présenté le plan de l’exécutif pour la «reprise de l’économie espagnole».

Dans son ton habituel de bombardement, Sánchez a souligné que l’Espagne avait «l’arme ultime» pour vaincre le virus, qui est, a-t-il considéré, le plan de vaccination. Dans ce contexte, il a souligné que notre pays est le “neuvième dans le processus de vaccination” dans le monde et “le troisième dans l’Union européenne” en doses administrées.

Une affirmation qui cache cependant qu’au rythme actuel, il faudra des années pour vacciner 70% de la population espagnole, l’objectif du gouvernement.

Concrètement, comme l’a révélé OKDIARIO, il faudra attendre 2025 si l’on tient compte du fait que l’Espagne a donné un peu plus d’un million de vaccins en 25 jours, environ 41000 par jour. En d’autres termes, le taux actuel doit être multiplié par 6 pour atteindre l’objectif d’immunité fixé par le pouvoir exécutif.

D’un autre côté, la Santé admet déjà ouvertement le manque de doses du vaccin, malgré le fait qu’il y a des semaines, le ministre se vantait qu’il en resterait même.

Dans sa stratégie de vaccination actualisée, le ministère souligne que compte tenu de l ‘«insuffisance» du vaccin, il est nécessaire de prioriser les groupes de vaccination, même parmi les personnels les plus exposés.

Ainsi, il est précisé que, «compte tenu de la situation actuelle de disponibilité des doses et des preuves qui continuent d’apparaître au regard de la durée de l’immunité après infection et de la faible fréquence des cas de réinfection, il sera possible de reporter la vaccination des agents de santé de première ligne (groupe 2) et autres personnels de santé et de santé sociale (groupe 3) jusqu’à 6 mois se sont écoulés depuis la date du diagnostic ».

La recommandation est faite «de préférence chez les personnes de ces groupes de moins de 55 ans et sans conditions de risque», ajoute le document.

La société Pfizer a déjà annoncé la semaine dernière une réduction des expéditions, ce qui a causé à l’Espagne n’ont reçu que 56% ces jours-ci des doses prévues. Malgré cela, le ministre Illa a revendu à Andorre 30 000 doses du vaccin.