COVID-19 :

Italie a donné son feu vert en ce matin de vendredi à un nouveau paquet d’une valeur de 1,95 milliard d’euros dans le but de soutenir les entreprises touchées par les récentes mesures d’endiguement de la pandémie de coronavirus.

Le plan de Rome s’ajoute aux stimuli pouvant atteindre 100 000 millions d’euros déjà promus par l’exécutif depuis mars pour enrayer l’impact économique dérivé du covid 19.

Activités économiques

Le texte juridique italien envisage des ressources valant 1450 millions d’euros qui servira à soutenir les activités économiques qui opèrent dans les régions du pays avec plus de risques et donc avec des restrictions plus importantes dans leurs heures d’ouverture.

Le gouvernement a demandé au parlement d’accorder un écart de 8 milliards de dollars dans le budget

400 millions d’euros supplémentaires iront aux municipalités, afin qu’elles puissent adopter des mesures urgentes de solidarité alimentaire, et les 100 millions restants, au Fonds pour les urgences nationales, afin de faciliter l’achat et la distribution de médicaments pour le traitement des patients affectés par le virus.

Ces nouvelles mesures nécessitent un écart des dépenses budgétaires que le Parlement votera la semaine prochaine. Le gouvernement a demandé aux chambres de lui accorder un écart de 8 000 millions, qui sera utilisé pour financer un autre plan d’aide.

Le Ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, a veillé à ce que ces nouvelles dépenses ne modifient pas la prévision de déficit pour 2020, qui restera à 10,8% selon les calculs de Rome, puisque ces derniers mois l’État a obtenu des recettes fiscales plus élevées que prévu et l’économie Le pays a connu une reprise au troisième trimestre qui a dépassé les attentes.

Statut d’alarme toute l’année

Déjà en juillet, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, tenait pour acquis une prolongation de l’état d’urgence en vigueur jusqu’au 31 juillet, de telle sorte qu’il restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année pour garantir l’adoption d’éventuelles mesures. contre le coronavirus.

Les autorités italiennes ont décrété l’état d’urgence fin janvier, peu de temps après la détection des premiers cas de Covid-19. À cette époque, l’Italie est devenue le pays au monde avec le plus d’infections, mais dans la deuxième vague, elle a beaucoup mieux fonctionné que l’Espagne

Problèmes de budget

Le ministre italien de l’Économie, Roberto Gualtieri, a qualifié ce vendredi de “inapproprié” le veto que la Hongrie et la Pologne ont imposé sur le budget de l’Union européenne (UE) pour 2021-2027 et le Fonds de relance, et a espéré qu’il sera dépassé en décembre.

L’Italie prévoit de recevoir 209 milliards d’euros de ce fonds, dont près de 82 000 sous forme de transactions et environ 127 000 sous forme de crédits

Gualtieri a déclaré dans des déclarations aux médias que l’Union européenne avait besoin de l’aide de ce plan de relance doté de 750 000 millions d’euros pour se remettre de la crise dérivée de la pandémie.

L’Italie recevra 209 000 millions d’euros de ce fonds, dont près de 82 000 sous forme de transactions et environ 127 000 sous forme de crédits.

La Hongrie et la Pologne ont bloqué l’approbation du budget communautaire pour les années 2021-2027 et le plan de relance post-covid, d’un volume total de 1,8 billion d’euros, après avoir lié la collecte de fonds au respect de l’État de droit.

L’Italie développe son budgets généraux pour la prochaine 2021 et son plan de réforme avec lequel il aspire à obtenir une partie de l’aide européenne dès le premier semestre 2021, montant essentiel pour le pays qui, selon le ministre italien, arrivera “dans le délai fixé”.

“Nous travaillons dur et nous parlons avec la Commission européenne et également avec d’autres pays”, a-t-il déclaré.

Forfaits Stimulus

Depuis mars, le gouvernement italien a approuvé plusieurs plans de relance pour une valeur totale de 100000 millions qui ont servi à atténuer les conséquences de la crise des coronavirus et à aider les entreprises, les indépendants et les familles les plus touchés.

Il travaille actuellement sur un nouveau plan d’environ 1400 millions d’euros qui servira à soutenir les propriétaires de restaurants et autres entreprises qui ont été pénalisés par de récentes fermetures ou restrictions d’horaires, mesures avec lesquelles Rome tente d’arrêter l’avancée de la coronavirus dans cette deuxième vague.

Ces aides s’ajouteront aux 5,4 milliards d’euros approuvés le 27 octobre également pour ces entrepreneurs.

Parmi les actions que l’exécutif étudie, il y a une suspension des obligations fiscales dont peuvent bénéficier les entreprises dont le chiffre d’affaires peut atteindre 50 millions d’euros et qui ont subi des pertes d’au moins 33%.

Le gouvernement devra approuver un nouvel écart de dépenses compris entre 7 000 et 10 000 millions mais, selon Gualtieri, il ne modifiera pas la prévision de déficit de Rome pour 2020 de 10,8%.