COVID-19 :

L’inspection du travail a dénoncé qu’en Andalousie ils avaient été détectés près de 300 dossiers frauduleux de réglementation du travail temporaire (ERTE) dérivé de la pandémie de Covid-19, évalué à près de 1,2 million d’euros.

Dans une réponse de l’exécutif au Sénateur de Malaga Estefanía Martín Palop, consulté par Europa Press, compte tenu de la situation extraordinaire que traverse le pays ces derniers mois, cet organisme a lancé une série de campagnes d’action à destination des entreprises et des travailleurs concernés par les dossiers de réglementation de l’emploi qui ont leur cause l’état d’alarme décrété en Espagne, dont en Andalousie, 288 ont été frauduleux.

L’objectif spécifique de ces actions est de contrôler l’existence éventuelle d’une mauvaise compatibilité entre les prestations de chômage et les prestations de travail, ainsi que de vérifier le respect de l’interdiction des entreprises concernées par un ERTE des heures supplémentaires, établir une nouvelle externalisation de l’activité ou conclure de nouveaux contrats, directs ou indirects, lors de l’application de l’ERTE précité.

Plus précisément, dans le développement de ces campagnes de contrôle ERTE dérivées de COVID, l’action d’inspection dans les provinces andalouses, d’avril 2020 à fin octobre, 5395 dossiers ont été lancés, dont 2731 ont été complétés, selon les données contribué à la réponse parlementaire au sénateur socialiste de Malaga.

Ainsi, sur les 2 731 dossiers clos, 288 infractions ont été dérivées, pour une valeur de 1 255 857,20 euros. Par provinces, Cadix et Malaga ce sont eux qui accumulent le plus, avec respectivement 98 et 83; suivi par Almería (27), Huelva (23), Jaén (21), Grenade (14) et Cordoue et Séville (11).

En ce qui concerne le montant des infractions, le montant le plus élevé se produit dans la province de Malaga, avec 448 369 euros; suivi de Cadix avec 354 812,20; Almería, avec 142 652,80 euros; Jaén, 99 771,20 euros; Huelva, 79 645,60 euros; Córdoba, 49 899,40 euros; Grenade, 47 512 euros et, enfin, Séville, avec 33 195 euros, précise la réponse.

Après avoir pris connaissance de ces données, Martín Palop a indiqué à Europa Press qu’un comportement frauduleux dans le traitement d’ERTE dérivé du COVID-19 “va au-delà de la violation des droits des travailleurs”.

“Cela signifie aussi violer le principe de solidarité ainsi que le système de sécurité sociale lui-même construit pour couvrir l’ensemble de la société, en tant que pilier essentiel de notre État providence”, a-t-il déclaré.