Le Paris SG et Marseille se rencontrent mercredi (20h00 GMT) à Lens pour le Trophée des Champions, la Super Coupe de France, dans une “Classique” marquée par la présence sur le banc de l’équipe de la capitale de l’Argentin Mauricio Pochettino, qui cherche à décrocher son premier titre d’entraîneur, tandis que l’OM tentera d’accroître son record après neuf ans de sécheresse.

Cinq cartons rouges, un début de lutte généralisée, des accusations d’insultes racistes et homophobes, un salibazo… Le 13 septembre, les deux rivaux se sont retrouvés dans une mauvaise ambiance.

Il s’est passé des choses qui ne devraient pas arriver dans le football”, a déclaré le gardien de but costaricain du PSG, Keylor Navas, sans parler de la vengeance.

Ce sont des matchs “toujours chauds”, a déclaré le sélectionneur portugais de Marseille, André Villas Boas, qui promet “l’agressivité et l’intensité”.

C’est spécial, contre un club rival, le plus important est de gagner. C’est aussi une question de fierté”, a déclaré M. Pochettino, qui a joué dans six “Clasicos” entre 2001 et 2003.

– Neymar disponible –
Vainqueur des sept dernières éditions du tournoi, le PSG traverse une période de reconstruction avec Pochettino, qui cherche la bonne stratégie pour “gagner avec style”.

Le retour de Neymar, disponible après un mois d’absence en raison d’une blessure à la cheville, est une bonne nouvelle pour le football spectaculaire qu’il a promis, mais il n’a pas beaucoup de marge de manœuvre : son équipe vient de terminer sa pire première phase de championnat en quatre ans.

S’ils n’ont pas remporté de titre depuis la Coupe de la Ligue 2012, les Marseillais ont remporté la “Classique” en septembre (1-0), la première en neuf ans, prouvant ainsi que les années de sécheresse étaient peut-être terminées pour le propriétaire américain Frank McCourt, arrivé en 2016.

Il est tout à fait naturel que le PSG remporte chaque concours national. Nous n’avons donc pas cette pression pour être contraints de gagner. Ce n’est pas la faute de Marseille, c’est la réalité du championnat le plus déséquilibré du monde”, a déclaré Villas-Boas.

Mais depuis son arrivée en 2019, le Portugais a levé toutes les barrières une à une : c’est lui qui a ramené l’OM en Ligue des champions après sept ans d’absence et qui l’a mené à son premier podium de championnat depuis 2013. Il ne reste plus qu’à faire remporter un trophée à l’entraîneur charismatique.

– Le choc des styles –
Moins bavard que l’entraîneur de l’OM Pochettino, toujours très prudent dans ses déclarations, il partage avec les Portugais une certaine aura parmi les fans, qui n’ont pas oublié son passage au PSG en tant que joueur.

Ses voyages sont également liés à Tottenham, où Pochettino est arrivé en mai 2014, cinq mois après le départ de Villas-Boas.

Mais l’Argentin ne fait que commencer sa nouvelle aventure parisienne, où ses deux premiers matches n’ont fait que lui rappeler qu’il aura besoin de temps pour imposer son style.

Je ne vois pas beaucoup de différence pour le moment. C’est une équipe basée sur des individus. Il y a eu des changements dans les pièces du puzzle, dans la façon dont elles se défendent. C’est la plus grande différence que j’ai remarquée. Le reste vient avec le temps, mais le problème pour Pochettino est qu’il n’a pas le temps”, a déclaré M. Villas-Boas.

En effet, Pochettino doit absolument gagner pour bien commencer son mandat et inaugurer son record d’entraîneur, lui qui n’a pas réussi à remporter les titres de l’Espanyol, de Southampton et de Tottenham.

Ce sera un duel que les joueurs les plus importants affronteront sans arriver au meilleur de leur forme : Kylian Mbappé et Florian Thauvin ne sont pas très bons pour terminer les jeux ; Dimitri Payet a commencé sur le banc pour les deux derniers matchs ; Neymar n’est pas à 100%… Mais il a fallu un bon match pour avoir une chance de changer les choses. Et l’occasion s’est présentée.