Nouvelles de l’UE : le bloc se brise aux coutures alors que la France et l’Allemagne s’apprêtent à se disputer les armes | Monde | Nouvelles

L’idée a été présentée par la députée européenne Hannah Neumann au Parlement européen aujourd’hui et pourrait voir la Commission européenne interdire les exportations d’armes vers un pays spécifique en dehors de l’UE pour l’ensemble du bloc. Cette décision pourrait provoquer une scission entre la France et l’Allemagne, car les deux pays se sont déjà affrontés dans le passé sur des conflits d’intérêts dans les accords de défense de l’autre.

L’Allemagne a cessé de vendre des armes à l’Arabie saoudite pour le meurtre d’un journaliste, arguant que le gouvernement pourrait utiliser de telles armes contre ses citoyens.

La décision n’a pas été bien accueillie par la France car l’interdiction a compromis les efforts militaires conjoints.

La nouvelle proposition créerait un « organisme commun d’évaluation des risques » de l’UE qui pourrait analyser les pays qui devraient recevoir la charge.

L’exécutif du bloc donnerait alors son feu vert aux exportations ou les interdirait pour l’ensemble du bloc.

La décision finale appartiendrait à l’État membre de l’UE, mais si cela devait aller à l’encontre de la recommandation de la Commission, il devrait expliquer sa décision devant le Parlement européen.

Et si Bruxelles n’était pas satisfait de l’explication, alors l’État de l’UE pourrait être traduit devant la Cour de justice européenne.

La proposition intervient à un moment où les dirigeants européens font pression pour que le bloc ait plus d’autonomie stratégique après la décision des États-Unis de retirer leurs troupes d’Afghanistan et de signer un accord de défense pour l’Indo-Pacifique avec l’Australie et le Royaume-Uni.

La France, avec des territoires d’outre-mer dans le Pacifique et l’océan Indien et 7 000 soldats qui y sont stationnés, se considère comme une puissance indo-pacifique. La France avait conclu des accords d’armement et de sécurité avec l’Inde et, jusqu’à récemment, l’Australie, pour protéger ses intérêts.

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« Au dire de tous, il s’agit d’un pacte de défense traditionnel du XIXe siècle entre deux puissances européennes.

« Cela a certainement plus à voir avec la poursuite d’intérêts nationaux étroits qu’avec l’Europe. »

Lorsqu’on lui a demandé si cet accord risquait d’augmenter les tensions en Méditerranée orientale, Macron a déclaré que l’accord ne visait pas un pays en particulier, mais la Grèce, car la frontière extérieure de l’Union européenne devait être protégée.

« Je n’ai pas l’impression qu’à l’été 2020 c’était la Grèce qui était belliqueuse en Méditerranée orientale », a déclaré Macron, faisant allusion aux actions turques dans la région.

« En tant qu’Européens, il est de notre devoir de faire preuve de solidarité avec les États membres. Il est légitime que nous nous engagions à l’équiper pour qu’il puisse faire respecter son intégrité territoriale et que nous nous engageons à coopérer pour le protéger en cas d’intrusions, d’attaques ou d’agressions. , » il a dit.

Il a ajouté : « Les Européens doivent cesser d’être naïfs. Lorsque nous sommes sous la pression de pouvoirs, qui parfois se durcissent (leur position), nous devons réagir et montrer que nous avons le pouvoir et la capacité de nous défendre.

« Ne pas aggraver les choses, mais nous protéger.

« Ce n’est pas une alternative à l’alliance des États-Unis.

« Il ne s’agit pas d’une substitution, mais d’assumer la responsabilité du pilier européen au sein de l’OTAN et d’en tirer les conclusions qu’on nous demande de veiller à notre propre protection. »

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