Nouvelles du Brexit: Pêche à la ligne alors que les Français furieux promettent de se battre et de « maintenir la pression » Royaume-Uni | Politique | Nouvelles

Le ministère de la mer en France a demandé 169 autorisations pour ses pêcheurs souhaitant accéder aux eaux autour de Jersey. Mais la France est furieuse de ce qu’elle prétend être une réponse extrêmement lente de la Grande-Bretagne à l’octroi de licences depuis le Brexit. Malgré l’accord entre le Royaume-Uni et l’UE, entré en vigueur le 1er janvier, l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques reste un sujet de tension accrue.

Les autorités britanniques demandent désormais aux pêcheurs de prouver leur activité dans ces eaux mais pour un certain nombre de bateaux plus petits, notamment ceux sans système de localisation par satellite, la collecte des pièces justificatives est plus difficile.

Entre-temps, des licences provisoires ont été accordées pour 177 navires et bien qu’elles aient été prolongées en juin, elles doivent expirer le 30 septembre.

Le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune a lancé une furieuse attaque, dénonçant un « anti-jeu » exaspérant de la part de la Grande-Bretagne.

Il s’est déchaîné lors d’une audition par une commission de l’Assemblée nationale : « Il y a un très mauvais jeu, un anti-jeu, pour le dire ainsi, de Grande-Bretagne.

« Nous avons été patients. Nous avons obtenu des résultats dans un certain nombre de zones de pêche et de permis, mais nous sommes loin de l’objectif. »

M. Beaune a en outre prévenu: « Nous sommes à bout de patience. »

Le ministre du gouvernement a ajouté que « tous les justificatifs » nécessaires pour prouver l’activité de 169 bateaux à Jersey ont été transmis aux autorités britanniques, et il n’attend pas que le Royaume-Uni « respecte ses engagements ».

L’explosion de colère et l’avertissement de M. Beaune envers le Royaume-Uni ont été pleinement soutenus par un eurodéputé français.

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« Même si les Anglais ne jouent pas le jeu comme ils le devraient, on peut aussi se demander si les autorités françaises et européennes n’étaient pas naïves au moment de l’accord. »

L’entourage de la ministre Annick Girardin a envoyé un avertissement au Royaume-Uni s’ils n’accordaient pas les permis requis aux pêcheurs d’ici le 30 septembre.

Le ministère de la Mer « demandera à l’Union européenne d’activer les mesures restrictives » prévues dans l’accord, dont l’équipe du ministre a prévenu qu’elles pourraient donner lieu à de nouveaux droits de douane, ou à des mesures de rétorsion sur les marchés hors pêche.

Une décision sur les eaux autour de Guernesey est également attendue avec impatience, où 167 permis temporaires ont été délivrés avec la même date d’expiration.

86 autres demandes de licence sont en attente de validation pour des zones comprises entre 6 et 12 milles marins au large des côtes britanniques.

Reportage supplémentaire de Maria Ortega.

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