Pourquoi les footballeurs crient-ils « Kiricocho ».

15/10/2021 à 18:29 CEST

Artur López

Lors du match retour des huitièmes de finale de la Ligue des Champions entre les Borussia Dortmound et Séville, mot « Kiricocho » fait une apparition. L’arbitre a accordé un penalty et Lier il a arrêté le tir au cri de « Kirikocho », un terme qui est passé inaperçu du grand public, mais pas de Haaland. Immédiatement après, la tresse ordonna de répéter la pénalité maximale, puisque Bono n’avait pas un pied sur la ligne au moment du lancement. Cette fois, la star norvégienne a bien transformé le penalty en but, et a renvoyé le cri au gardien marocain. À la fin de la réunion, Haaland a reconnu que « Je n’ai aucune idée de ce que j’ai crié, j’ai dit à Bono la même chose qu’il m’avait dit.

« Kiricocho » pour souhaiter la malchance au rival

Le terme « Kiricocho » est utilisé pour bâillonner le rival lors d’un match lors d’actions décisives telles qu’un penalty ou un heads-up. L’expression vient du football argentin, inventé par l’ancien entraîneur légendaire Carlos Bilardo. C’était dans les années 80 que l’ex-footballeur dirigeait Estudiantes de La Plata, et chaque fois qu’un fan surnommé Kiricocho assistait aux entraînements de son équipe, l’équipe de Buenos Aires souffrait d’un malheur de football. Par conséquent, le stratège argentin a décidé d’envoyer Kiricocho aux séances d’entraînement des équipes rivales. L’action a pris effet, lorsque les Estudiantes de La Plata se sont levés champion du tournoi métropolitain en 1982, après avoir remporté tous les matchs à domicile sauf un contre Boca, une équipe que Kiricocho n’a pas pu visiter auparavant.

Une expression répandue dans le monde du football

L’anecdote de Bilardo a fait le tour du monde. Des dizaines de footballeurs ont prononcé « Kirikocho » souhaitant la décision du rival. La superstition a aussi porté ses fruits dans le célèbre défilé de Iker Casillas à Robben en finale de la Coupe du monde en Afrique du Sud 2010. Capdevila n’a pas pu arrêter l’ailier néerlandais sur le plan footballistique, avec lequel, le désespoir a conduit le défenseur catalan à prononcer « Kirikocho ». Le résultat, connu de tous. Cette pièce a joué un rôle fondamental dans la réalisation de la première Coupe du monde de l’histoire de l’Espagne.

Dans une clé plus anecdotique, Griezmann pratiquait les tirs au but à l’entraînement avec l’équipe de France, lorsqu’un coéquipier a crié « Kirikocho » afin de torpiller les buts du « Petit Prince ». De toute évidence, la relation de cause à effet entre la prononciation du surnom et le résultat des pièces manque de base scientifique. Mais en même temps, c’est une expression qui a franchi les frontières géographiques et linguistiques du monde du football.

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