Réinventer le crédit pour les emprunteurs MPME

Cette transition axée sur la technologie est visible à chaque étape de la chaîne de valeur du crédit.Cette transition axée sur la technologie est visible à chaque étape de la chaîne de valeur du crédit.

Par Alok Mittal

Le crédit est traditionnellement compris comme un marché de fournisseurs. Dans l’imagerie populaire, le client, un propriétaire de MPME, se tient dans la file d’attente tandis que le « manager » les évalue attentivement de derrière le bureau. L’équation du pouvoir culmine dans le fait que tout rejet est attribué à « l’indignité de crédit » du client plutôt qu’à l’incapacité du fournisseur à garantir ce crédit. Nous sommes au milieu d’un changement fondamental dans cette idéologie. La chaîne de valeur et les processus de prêt sont restructurés autour du client. Nous réalisons que, comme dans toute autre entreprise, le design-thinking et l’orientation client ont un rôle clé dans l’inclusion du crédit. L’énormité de ce changement est évidente simplement par la ridicule de cette prise de conscience, en particulier pour les étrangers du secteur des prêts. Cette transition axée sur la technologie est visible à chaque étape de la chaîne de valeur du crédit.

Le premier élément est l’accès lui-même—la distribution du crédit. Pendant des millénaires, le crédit était disponible là où le client négociait. Même le prêteur sur gages, très diffamé, était un commerçant qui traitait régulièrement avec le client. La naissance du système bancaire formalisé il y a environ 600 ans a séparé le commerce et la finance. Bien que cela conduise à l’efficacité, le client a dû « approcher » une banque puis d’autres si la première ne fonctionnait pas. Ces derniers temps, ces frais généraux, associés au rejet de crédit à grande échelle, ont contraint de nombreuses MPME à s’exclure du système de financement formel. Cela revient à son état plus naturel de crédit disponible là où se trouvent les clients. Des plateformes comme Indifi rendent désormais le crédit disponible au sein des écosystèmes commerciaux des MPME, qu’il s’agisse de marchés de commerce électronique, de facilitateurs de paiement ou de distributeurs. Les propriétaires n’ont plus besoin de se rendre dans une agence : le numérique devient le mode préféré d’approvisionnement en crédit. Ce qui est mieux, c’est que ces plates-formes offrent un accès en un seul clic à plusieurs prêteurs (banques et non bancaires), ce qui permet aux clients de trouver facilement le bon crédit. La question « Suis-je solvable ? » devient « Qui peut comprendre ma solvabilité ? ».

Le crédit intégré comme celui-ci a également une influence critique sur la détermination de la solvabilité. Une grande partie de la déconnexion autour de cela est créée en raison de « l’asymétrie de l’information », une notion selon laquelle les clients en savent plus sur leur entreprise que la banque ne pourra jamais en savoir. Ce phénomène est exacerbé par la séparation artificielle de la banque et du commerce. Une fois que les prêts deviennent « sensibles au commerce », cette asymétrie d’information diminue et les prêteurs peuvent fonder leurs décisions sur des informations plus fiables et en temps réel. Par exemple, le fonds de roulement peut être livré avec précision sur la base des volumes de commandes et d’expédition, même à une MPME.

L’autre révolution qui réduira progressivement l’asymétrie d’information est le transfert des droits sur les données des détenteurs des données vers le client. Le récent lancement d’agrégateurs de comptes en Inde est un pas historique dans cette direction. Bien qu’actuellement limité aux transactions bancaires et aux données fiscales, ce mouvement autour de la maîtrise de leurs données par les clients a le potentiel de redéfinir les contours des processus de crédit.

Le troisième élément clé de l’augmentation du crédit des MPME est la capacité de conduire une échelle rentable. Le coût absolu de l’octroi d’un prêt de 50 lakh n’est pas très différent d’un prêt de 2 lakh, mais l’impact sur le taux d’intérêt pour le client peut être très élevé pour ce dernier. Les technologies numériques apportent des réponses à ces défis. L’Inde a innové de manière encore plus perturbatrice dans cet espace : l’émergence d’une infrastructure numérique publique sous la forme d’Aadhaar, de la pile indienne, de l’UPI et des mécanismes de réglementation favorables ont le potentiel de réduire considérablement les coûts d’exploitation, rendant le crédit plus abordable et pratique.

Dans un avenir pas si lointain, les MPME devraient être en mesure d’obtenir du crédit au robinet, directement au sein de leurs écosystèmes commerciaux naturels. Un processus pratique basé sur la technologie leur permettra de contrôler leurs finances à un coût et des frais généraux minimes. Les données circuleront de manière transparente et consensuelle pour fournir une vue précise de l’entreprise, permettant ainsi aux prêteurs de rivaliser sur la base de leur compréhension des entreprises des clients. Du point de vue de l’offre, les bilans les plus efficaces se connecteront à cette infrastructure pour réduire les coûts d’intermédiation qui existent actuellement. Tout cela se produira pendant que les clients seront assis derrière leur bureau et se concentreront sur leurs activités.

L’auteur est co-fondateur et PDG d’Indifi Technologies

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