Rossi donne la relève à Bagnaia

23/10/2021 à 20:01 CEST

Tout s’assemble tout devient évident dans l’un des circuits les plus appréciés et les plus accrocheurs de la Coupe du monde. Misano n’est pas n’importe quoi. Misano, qui a fini par recevoir le nom du jeune homme Marco Simoncelli, qui a fêté hier les 10 ans de sa mort, dans un accident, sur le circuit de Sepang, en Malaisie, sera la piste où deux des plus grands pilotes de cette saison, le frappant « rookie » de Murcie Pedro Acosta (KTM, Moto3) et le non moins brillant jeune homme Fabio Quartararo (Yamaha, MotoGP), un gamin très rapide mais qui n’a encore remporté aucun titre, pourra peut-être être proclamé nouveaux champions du monde, pour la première fois, s’il parvient à franchir la ligne d’arrivée avec 50 points devant leurs plus féroces rivaux, les Italiens Dennis Foggia (Honda) et ‘Pecco’ Bagnaia (Ducati).

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Mais Misano, qui aujourd’hui va s’habiller, se teindre, se déguiser, sera assombri de jaune, la couleur de Valentino Rossi, sera le théâtre des adieux au plus grand mythe de la moto mondiale. Le ‘Docteur’, qui n’a pas gagné depuis de nombreuses années et plus d’une dizaine de saisons qui poursuit son dixième titre mondial, lui fera ses adieux de la plus belle des manières : des milliers et des milliers de fans porteront un chapeau, qui sera retiré avant son passage. Bien sûr, ce Rossi, ce ‘Vale’, ce ‘Docteur’, ce mythe, ce champion partira de la queue, de la dernière position du grill, tandis qu’un de ses héritiers et élèves, ‘Pecco’ Bagnaia mènera, une fois de plus, la grille de départ de la catégorie la plus élevée.

C’est Rossi, justement, qui hier n’a pas pu contenir l’émotion en faisant ses adieux aux supporters italiens à un moment aussi et aussi délicat qu’aujourd’hui à deux heures de l’après-midi. Et, à ce moment-là, il voulait se souvenir de la disparition de Simoncelli « Non seulement parce que j’ai cru, après sa mort, qu’il ne courrait plus jamais mais parce qu’à cette époque j’ai perdu un grand ami et, non seulement cela, mais aussi mon premier élève à l’Académie, car Marco était le premier que nous avons ramassé dans notre sein pour essayer de l’aider à être le meilleur pilote du monde et, au moment de sa mort, J’étais sur le point d’en être un& rdquor ;.

Il est évident que le fait que la journée d’aujourd’hui à Misano pourrait être l’un des jours les plus importants dans la vie de pilotes comme Acosta, Foggia, Quartararo, Bagnaia et Rossi, marquera beaucoup le Grand Prix d’Émilie-Romagne, puisqu’à la fin de la idem, il ne restera que deux courses, 50 points en jeu, dans le Algarve (Portimão, Portugal) et Valence. En ce sens, il est tout de même curieux que la pluie ait marqué les répétitions de vendredi et samedi, ce qui a relégué le ‘Diable’ à la 15ème position de la grille, et, peut-être, que le climat se transforme aujourd’hui avec une journée sans eau et, par conséquent, difficile à gérer par les pilotes et les ingénieurs, bien que tous puissent tirer leurs souvenirs d’il y a un mois lorsqu’ils ont couru, dans ce même piste, le GP de Saint-Marin.

Il est évident que la course avec ou sous l’eau il n’y a rien à voir avec fonctionnement à sec. Sur le mouillé, Bagnaia a le dessus sur Quartararo ; sec, non. Dans le mouillé Marc Marquez, le plus audacieux de tous (toujours blessé), peut être candidat. Et je ne vous parle même pas de la course plus que compétitive et même Moto3, où Acosta, sur le mouillé, c’est autre chose et, surtout, il peut être mêlé à plus d’un bordel. Le tempsIl va donc commencer à décider de beaucoup de choses au GP d’Emilie-Romagne.

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