SEBI doit corriger sa position sur les droits de vote supérieurs

SebiLa question est de savoir pourquoi ces sociétés craignent tant que les autres actionnaires ne rejettent leurs propositions. Il est présomptueux de leur part de penser que les autres actionnaires ne sont pas capables d’apprécier les propositions soumises au vote.

On a du mal à comprendre l’engouement de SEBI pour la promotion des actions à droit de vote supérieur (SR). Celles-ci visent à aider les promoteurs et les responsables de la gestion d’entreprises technologiques de la nouvelle ère, bien que ces actions puissent être émises par d’autres entreprises. L’argument selon lequel les jeunes entrepreneurs pourraient ne pas disposer de capitaux suffisants pour conserver le contrôle des entreprises qu’ils ont créées, pendant une période raisonnable, est quelque peu exagéré. Il y a plus qu’assez de preuves pour montrer que si les investisseurs sont convaincus que le modèle commercial est solide, ils soutiennent les fondateurs sans faire de demandes déraisonnables. Alors, pourquoi cela poserait-il un problème si les promoteurs ou les fondateurs d’entreprises technologiques du nouvel âge doivent diluer leur actionnariat ? En effet, les entrepreneurs d’aujourd’hui ont vraiment la vie facile parce qu’il y a plus qu’abondamment de capitaux qui circulent et qu’il y a suffisamment d’idées – en Occident et en Chine – qui peuvent être adaptées aux conditions indiennes. Si l’idée explose, comme beaucoup l’ont fait, il y a toujours une autre entreprise d’éducation physique qui attend avec un chéquier.

Compte tenu des normes de gouvernance d’entreprise médiocres en Inde et de l’application encore plus médiocre de ces règles, les promoteurs n’ont pas vraiment besoin de pouvoirs supplémentaires. Il serait naïf de croire que ces start-ups à la barre se soucieraient de respecter les normes de gouvernance d’entreprise mieux que leurs pairs dans les entreprises traditionnelles. Ils sont tout aussi susceptibles de prendre des raccourcis s’ils pensent que cela leur permettrait de réussir plus rapidement. Alors que les investisseurs, comme les acteurs du capital-investissement, détiennent aujourd’hui des participations importantes dans des entreprises et prennent souvent les devants, le régulateur a raison de vouloir responsabiliser les actionnaires de contrôle plutôt que les promoteurs. Mais, il n’y a aucun cas pour qu’ils soient davantage habilités, surtout une fois qu’une entreprise est cotée en bourse.

La question est de savoir pourquoi ces sociétés craignent tant que les autres actionnaires ne rejettent leurs propositions. Il est présomptueux de leur part de penser que les autres actionnaires ne sont pas capables d’apprécier les propositions soumises au vote. Le régulateur ne doit pas se laisser intimider par des start-up menaçant de s’inscrire à l’étranger.

Si nous ne voulons pas que nos investisseurs soient perdants dans la création de richesse, cela ne peut pas se faire au détriment de la gouvernance d’entreprise. Les DVR réduiraient le poids limité dont jouissent aujourd’hui les actionnaires institutionnels – les fonds communs de placement, les assureurs et les fonds de pension. Ce serait regrettable puisque ces gros investisseurs sont responsables de l’épargne des petits investisseurs. En l’état, les actionnaires institutionnels élèvent rarement la voix ou châtient les directions errantes ; pour la plupart, ils finissent par voter avec leurs pieds. Même autrement, étant donné que l’investissement passif devient de plus en plus populaire en Occident, les gestionnaires de fonds sont de moins en moins enclins à s’engager de manière significative avec les entreprises. De plus, les petits actionnaires pourraient être complètement marginalisés si les promoteurs avaient plus de droits de vote. SEBI doit veiller à ce que les petits actionnaires ne soient pas pris au dépourvu. SEBI a peut-être de bonnes intentions et a peut-être voulu faciliter la cotation des entreprises du nouvel âge en Inde. Cependant, les bonnes intentions ne donnent pas toujours les bons résultats. L’ensemble actuel de directives peut ne pas être acceptable, mais SEBI ne devrait pas les diluer. Par exemple, le régulateur a reçu des commentaires selon lesquels la condition exigeant qu’un actionnaire de SR ne fasse pas partie du groupe de promoteurs dont la valeur nette collective est supérieure à 500 crores est trop onéreuse. Mais, il n’appartient pas au régulateur de tenir les entrepreneurs par la main, mais de veiller sur eux.

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