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Le CIO exclut de demander la priorité pour la vaccination des athlètes

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▲ L’agence a assuré qu’elle continue à soutenir fermement la vaccination des groupes vulnérables, ainsi que la première ligne de personnel qui lutte contre le virus dans le monde. Photo Xinhua

Afp et Ap

Journal La Jornada
Mercredi 27 janvier 2021, p. a12

Lausanne. Le Comité International Olympique (CIO) veut aider les participants aux Jeux de Tokyo à se faire vacciner contre Covid-19, mais il ne demandera pas un accès prioritaire pour les athlètes, a déclaré l’instance mondiale.

Le CIO continue de soutenir fermement la priorité consistant à vacciner les groupes vulnérables, les soignants, les médecins et tous ceux qui veillent au maintien et à la sécurité de nos sociétés, a-t-il déclaré dans un communiqué.

L’organisation olympique exclut donc de conditionner la célébration de la compétition, prévue du 23 juillet au 8 août prochains, à la vaccination systématique des athlètes, qui paraissait à la fois incertaine en pratique et douteuse en éthique.

Malgré la multiplication des variantes du coronavirus et l’aggravation de la pandémie, le CIO soutient que les vaccins sont l’un des nombreux outils de sa panoplie sanitaire, mais pas une arme décisive.

Les organisateurs des Jeux sont également engagés dans des procédures d’immigration spécifiques, des mesures de quarantaine, la réalisation de tests, la fourniture d’équipements de protection individuelle et la recherche de contacts.

Dans un second temps, une fois le vaccin accessible à un public plus large, l’instance lancera un appel aux délégations olympique et paralympique pour se faire vacciner dans leur pays de résidence, conformément aux directives nationales.

Plus précisément, le CIO demandera par courrier aux 206 Comités Nationaux Olympiques d’approcher activement leurs gouvernements respectifs et de soumettre leur rapport début février à l’organisation basée à Lausanne.

L’accès aux vaccins reste pour l’instant très inégal d’un pays à l’autre, selon la disponibilité des doses et les priorités du gouvernement: ainsi, la campagne de vaccination débutera fin février au Japon, où l’opinion publique est de plus en plus hostile à la tenue de les jeux.

Associée à la préparation des Jeux, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé lundi qu’elle ne dispose pas actuellement de suffisamment de vaccins pour les personnes à risque et qu’il s’agit avant tout d’utiliser cette ressource pour lutter contre l’une des crises sanitaires les plus dévastatrices de notre temps.

En revanche, le gouvernement italien a hâté un décret pour donner plus d’autonomie au comité olympique du pays et éviter ainsi une suspension de l’équipe nationale aux Jeux de Tokyo. C’était l’un des derniers actes du gouvernement de Giuseppe Conte avant que le Premier ministre ne se présente au palais présidentiel pour présenter sa démission en raison d’une crise politique sans rapport.