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Tir | Jeux Olympiques : Nino Salukvadze est déjà la femme avec le plus de Jeux Olympiques : elle atteint 9 ans

La tireuse géorgienne Nino Salukvadze, à 53 ans, est devenue la femme qui a joué le plus de Jeux. Sa participation à la ronde de qualification du pistolet à air comprimé à 10 mètres lui a permis d’ajouter neuf participations olympiques et d’égaliser le maillot canadien Lesley Thompson-Willie et l’escrimeuse suédoise Kerstin Palm, tous deux avec huit.

Il participe à ses premiers Jeux à l’âge de 19 ans au Sel 88. Il a concouru sous le drapeau de l’Union soviétique. Il a remporté l’or au pistolet à 25 mètres et le bronze au pistolet à air comprimé à 10 mètres.

Quatre ans plus tard, allé à Barcelone 92 au sein de l’équipe unifiée, dénomination utilisée par le Comité International Olympique pour les délégations sportives des anciennes républiques du

Union soviétique. Depuis Atlanta 96, il a déjà concouru pour la Géorgie.

Salukvadze a accroché une autre médaille de bronze aux Jeux de Pékin. Son image sur le podium a fait le tour du monde. En pleine guerre entre la Géorgie et la Russie, le nonuple olympien n’a pas hésité à serrer et embrasser la Russe Natalia Paderina, argentée. “Nous montrons au monde entier que le sport, c’est la paix. Les Jeux Olympiques arrêtent les guerres et promeuvent la paix. Ce geste était un moyen de soutenir la paix”, se souvient le Géorgien. A Londres 2012, elle était le porte-drapeau de son pays lors de la cérémonie d’ouverture.

En 2016, il est entré dans l’histoire pour avoir concouru aux côtés de son descendant. Jamais auparavant mère et fils n’avaient participé à la même édition des Jeux. Tsotne Machavariani, comme on l’appelle, a fait ses débuts à l’âge de 18 ans dans l’épreuve du pistolet à 25 mètres. Vakhtang Salukvadze, le père de Nino et le grand-père de Tsotne, qui est leur entraîneur, les ont rejoints.

Tu ne peux pas arrêter le temps, tu vieillis et ça se voit”

Nino Salukvadze

Salukvadze a remporté le billet pour Tokyo après avoir terminé cinquième de la Coupe du monde de Pékin qui s’est tenue en avril 2019. Elle a gardé l’illusion de concourir ces années-là. “C’est l’adrénaline que vous ressentez après avoir gagné. Il est impossible de la décrire avec des mots, cela ressemble peut-être à la naissance d’un enfant. C’est quelque chose que vous ressentez. Quand on me demande si je n’en ai pas marre de la compétition, c’est vrai que parfois on se lève et on se sent comme ça, mais au bout d’un mois je rêve déjà d’une compétition. Je ressens une grande joie quand je concoure, c’est pourquoi je veux continuer”, confie-t-il.

A l’horizon apparaît le record absolu des présences olympiques. Le cavalier canadien Ian Millar a participé à 10 Jeux entre 1972 et 2012 en saut d’obstacles. “Je ne pense pas que cela continuera après ces Jeux. Ma tête est toujours en forme, tu ne perds pas la technique mais mes yeux ne voient plus la même chose. Vous ne pouvez pas arrêter le temps, vous vieillissez et cela se voit dans vos yeux », dit Salukvadze

Pour l’instant, après avoir terminé 31e au pistolet 10 mètres, il lui reste une épreuve à Tokyo : le pistolet 25 mètres à jouer ce jeudi.

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