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Tokyo 2020 : une cérémonie sans âme

23/07/2021 à 19h45 CEST

Manoj Daswani, Tokyo

Historique mais mélancolique et triste. C’était la cérémonie d’ouverture des Jeux de Tokyo, le premier grand examen pour le comité d’organisation de l’épreuve olympique la plus exigeante et la plus difficile de tous les temps.

Tokyo perd par rapport à la batterie à Pékin, au concert macro pop à Londres ou au carnaval des couleurs à Rio. Le Japon a imposé son style et a relevé le défi d’un événement qui a dû être reconfiguré en l’absence de spectateurs. Sans âme dans les tribunes, le spectacle a été conçu pour faire vibrer la télévision. Mais au moins au début, il n’a pas réussi.

In situ, aux Jeux Olympiques de Tokyo, les protagonistes étaient les athlètes des plus de 200 pays participants. Sous l’œil attentif des officiels, des sponsors et des journalistes, il n’y avait personne d’autre dans le stade qu’eux. Avant d’arriver, des mesures de sécurité strictes et de prévention des virus ; une fois à l’intérieur, la menace du covid (la participation d’un couple d’athlètes a déjà été avancée) était si présente que la cérémonie a rallongé ses images afin que toutes les délégations puissent garder une distance de sécurité. Obsession ou question d’image, le fait est qu’il a tourné la durée de l’acte bien plus que souhaitable. Au final, bien plus que les trois heures et 35 minutes qui figuraient dans le script.

L’inauguration laisse des détails à la postérité et que ceux qui étaient dans le Stade n’oublieront jamais. Surtout une, l’image emblématique de la boule du monde s’illuminant dans le ciel de la capitale japonaise. Une technologie de pointe était attendue du pays du Soleil Levant. Et il y avait. Mais l’ouverture offre avant tout au monde deux messages indubitables. La première est que le sport et les Jeux ont surmonté et surmonté toutes les adversités ; la seconde, que l’Olympisme sans public manque de fondamentaux. Quoi qu’il en soit, les Jeux continuent et les valeurs de l’esprit qui se propagent Pierre de Coubertin pour les concevoir en 1896 ils continuent en force, maintenant pour donner au monde une leçon d’unité face à l’ennemi commun.

Cela ne pouvait pas être en 2020 mais c’était hier au milieu de l’été 21. Les athlètes ont défilé et salué le monde, le Japon a déployé un immense drapeau comme signe que ce sera la maison de tout le monde jusqu’au 8 août (et ensuite dans le Paralympiques) et jusqu’à la dernière minute, le secret le mieux gardé n’a pas été découvert : qui serait le dernier releveur de la plus longue torche jamais vue auparavant.

Les responsables de la cérémonie ont tenté de donner à l’événement un rythme vertigineux, avec une vidéo impeccablement travaillée qui a rappelé le moment où Tokyo a été nommé à Buenos Aires devant les autres candidats, Madrid et Istanbul. À l’Olímpico, la présentation était accompagnée d’un grand spectacle pyrotechnique. Mais l’ouverture n’était pas la meilleure de tous les temps et ces Jeux non plus. Sans public, tout a l’air moins.

L’important n’est pas comment, l’important est pourquoi. Les Jeux ont pris le pouls de la pandémie planétaire et vont de l’avant.

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