Une phéromone d’alarme régule l’attaque des abeilles

29/05/2021 à 10h00 CEST

Des scientifiques de l’université de Constance, en Allemagne, et de l’université d’Innsbruck, en Autriche, ont vérifié dans une étude récente que les abeilles piquent ou non selon le niveau d’une phéromone d’alarme. Leur concentration marque le début et la fin de chaque attaque, selon le nombre d’attaques qu’une ruche reçoit et la variété des attaquants.

Selon un communiqué de presse, dans le comportement de groupe des abeilles, les phéromones jouent également un rôle vital en tant que outil de communication, étant capable de générer un effet de « contagion » qui conduit une abeille à piquer après qu’un partenaire l’ait déjà fait.

le phéromones Ce sont des substances chimiques que les êtres vivants produisent dans le but de générer des comportements spécifiques chez d’autres spécimens de la même espèce.

Il transmet des signaux volatils qui se propagent dans l’environnement : dans le cas des abeilles, elles jouent un rôle fondamental dans la coordination des attaques contre les prédateurs, selon une nouvelle recherche publiée dans la revue BMC Biology.

L’impact des phéromones est incroyable. Par exemple, certains arbres attirent les oiseaux grâce à leurs phéromones pour tuer les insectes qui les attaquent.

Chez l’homme, le rôle et l’existence de ces substances ont suscité de multiples débats scientifiques, mais on pense qu’elles pourraient avoir un rôle spécifique dans les comportements sexuels.

Signes de défense

De retour dans le monde des abeilles, ce sont les phéromones qui marquent la probabilité qu’une abeille pique : les chercheurs ont constaté que les concentrations moyennes augmentent cette probabilité.

Dans le même temps, ils ont utilisé un modèle informatique pour découvrir les facteurs environnementaux qui influencent ce comportement de défense, confirmant que le nombre d’attaques reçues et la variété des attaquants peuvent le stimuler.

Les signaux qui parcourent les phéromones sont ceux qui marqueront le début et la fin des attaques des abeilles, déterminer les actions individuelles et de groupe.

Lorsque les insectes remarquent la présence d’un agresseur possible, le processus de production et de diffusion de la substance dans l’environnement commence. Certaines abeilles sécrètent des phéromones d’elles-mêmes, tandis que d’autres le font lorsqu’elles piquent, car elles ont cette substance dans leur dard.

Les niveaux de phéromones dans l’environnement indiqueront aux abeilles si la contre-attaque a réussi : une concentration moyenne stimule de nouvelles attaques, mais lorsque le niveau est élevé, cela indique qu’un grand nombre d’abeilles ont déjà piqué l’attaquant ou le prédateur. De cette façon, il est déterminé la fin du concours et la cessation des piqûres.

Sujet connexe : Le soleil peut sauver les abeilles de l’extinction.

Le bien commun d’abord

Une question transcendante est le fonctionnement social des ruches. On pense que les abeilles et autres insectes sociaux agissent sur un plan collectif situé au-dessus de l’individu: les actions de chaque individu sont toujours liées au succès de toute la communauté et là ils trouvent leur sens.

Dans ce cas, une abeille peut décider de piquer et même mourir dans cette action si elle constate que la reine des abeilles de la ruche est menacée.

La raison est simple et logique : c’est la reine qui est responsable de la reproduction et de la transmission génétique intergénérationnelle. En la sauvant, l’abeille donne sa vie pour le bien de toute sa communauté.

Référence

La communication des abeilles pendant la défense collective est façonnée par la prédation. Andrea López-Incera, Morgane Nouvian, Katja Ried, Thomas Müller et Hans J. Briegel. BMC Biologie (2021) .DOI : https : //doi.org/10.1186/s12915-021-01028-x

Photo : L’image illustre la position de menace chez les abeilles mellifères (Apis mellifera, selon son nom scientifique). Crédit : M. Nouvian.

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